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Commentaire Inventiva 20/03/2024

Une visioconférence bien longue... pour des résultats intéressants mais encore préliminaires.


La société a tenu hier en milieu de journée une visioconférence pour donner un éclairage approfondi les résultats de l'étude de phase II LEGEND évaluant une combinaison de Lanifibranor avec un inhibiteur de SGLT2 (empagliflozine) chez des patients diabétiques de type 2 et souffrant de désordre métabolique (MASH/NASH). Le directeur médical est revenu sur les données cliniques mettant en évidence un effet positif sur divers critères/marqueurs biologiques et métaboliques dont le taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c), la sensibilité à l'insuline, l'activité d'enzymes hépatiques, la teneur en graisse ou encore une évolution favorable dans les processus inflammatoires, du poids et du stade d'avancement de la fibrose hépatique.

Un retour a été fait sur les données de phase II de lanifibranor dans la NASH (rappel des données de l'étude NATIVE) complété par un point sur la perception (positive) de prescripteurs ou de futurs payeurs avec en perspective notamment de possibles associations avec des GLP-1.


LE POINT DE VUE DE BIOMED IMPACT

Ne mâchons pas nos mots... cette conférence fut très longue, trop longue (plus de 1h30). Les rappels sur les résultats de l'étude NATIVE, connus depuis longtemps, étaient à notre avis superflus. Nous traduisons cela par un besoin d'occuper l'espace dans les jours qui suivent l'approbation du Resmetirom de Madrigal (qui par ailleurs vient de lancer une levée de fonds de 600 MUSD pour commercialiser son produit).

Concernant les données de LEGEND, de belles tendances sont identifiées avec à des écarts significatifs par rapport au placebo. Il faut néanmoins relativiser car cette étude de preuve de concept a été faite sur un nombre très limité de patients (certains critères sont évalués sur seulement 8 patients dans certains bras). Tirer des conclusions serait donc un peu hâtif, trop d'essais à grande échelle ayant par le passé invalidé de "beaux" résultats de phases II. A ce stade, l'association de lanifibranor avec un inhibiteur de SGLT2 est une piste très prometteuse mais seule la validation sur des cohortes élargies de patients (a minima > 50 patients par bras) permettra d'établir des statistiques fiables et de confirmer ces données préliminaires très encourageantes.

Se pose alors la question de la suite qu'Inventiva va donner à ce programme. Avec un besoin de financement important pour finaliser la phase III NATiV3, des priorités seront définies. Il est peut probable, selon nous, que le management soit en mesure d'allouer des moyens suffisants pour dimensionner une phase II comme il est indispensable de le faire. Une incertitude plane donc sur le calendrier de ce projet et la visibilité sur les futurs paliers de valeur est insuffisante à ce jour. Un rapprochement avec un acteur disposant d'un inhibiteur de SGLT2 aurait alors du sens car l'association des deux actifs semble "booster" certains bénéfices thérapeutiques de l'empagliflozine. Une telle combinaison permettrait de donner une seconde vie à cette classe d'antidiabétiques (gestion du cycle de vie du produit). Il ne faudrait pas qu'Inventiva pêche par excès de confiance et néglige des opportunités de licensing, quitte à sacrifier un peu de valeur sur un projet. Il vaut mieux parfois tenir que courir.


IMPACT ESTIMÉ DE LA NEWS SUR LE TITRE

En première approche les données sont enthousiasmantes et la réaction positive du marché semblait légitime. En dépit des nombreux "congratulations for these data" adressés au management par les analystes anglosaxons, le marché n'a de toute évidence pas été convaincu. Si une forte hausse aurait été difficilement justifiable, cette sanction (-11,1% à Paris et -20,9% au Nasdaq) est selon nous exagérée. La frilosité du marché semble provenir de la problématique de trésorerie. Le refinancement est l'épée de Damoclès de toute société biotech. Inventiva n'échappe à cette règle et la perspective d'une future dilution inquiète logiquement les investisseurs, d'autant plus que les résultats de la, phase III sont encore lointains. Il faudrait un électrochoc pour inverser cette tendance pessimiste. Licencier l'association de lanifbranor avec un inhibiteur de SGLT2 serait une véritable opportunité qui permettrait de redonner confiance et visibilité au dossier.



AVERTISSEMENT IMPORTANT : Toutes les données présentées dans ce document sont issues de sources réputées fiables mais dont l’exactitude ou la pertinence ne peuvent être garanties. Les informations et les avis exprimés dans ce document ne sont pas exhaustifs. Ce document n’est pas un élément contractuel ou commercial et ne constitue pas un conseil en investissement. La responsabilité de BIOMED IMPACT ne pourra donc être engagée quel que soit l’usage qui serait fait du présent document. BIOMED IMPACT attire l’attention du lecteur sur le fait que l’investissement dans le secteur Biotech/Medtech comporte des risques élevés et que les performances passées ne présagent pas des performances futures.



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